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Citations sur l'eau

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Les brèves



L'eau nous invite à nous laisser porter.

Un petit homme frêle s'approche d'une impressionnante chute d'eau
et un étranger à la région venu contempler cette splendide cataracte
voit ce petit homme se jeter dans l'eau à l'endroit
où les remous sont les plus forts.

Il croit assister à un suicide mais, deux minutes plus tard,
il voit le même petit homme frêle s'échouer sur un banc de sable
quelque deux cent mètres plus loin.

Le petit homme revient à son point de départ,
saute à nouveau dans les tourbillons de l'eau
et échoue encore une fois sur cette petite rive.

Quand il revient pour la troisième fois,
l'admirateur du paysage grandiose lui dit émerveillé : 
«  vous êtes un nageur extraordinaire »…. et il répond :

 «  non, je ne sais pas nager »… « 
et vous vous jetez dans l'eau comme ça »… 
«  oui, j'ai remarqué que si je lance un petit bout de bois dans l'eau à cet endroit, il tourbillonne, il s'enfonce dans l'eau, il réapparaît,
il s'enfonce de nouveau dans l'eau et il va se déposer sur cette petite plage ; alors j'ai sauté aussi ,
et effectivement il s'est passé pour moi comme pour le petit bout de bois,
et comme je ne résiste pas plus que lui,
je me trouve moi aussi déposé sur la plage de sable. »

Conte chinois


Avec l'eau tout est possible !

Découvrir derrière chacun l'éclat de la vie.

Le porteur d'eau

Un porteur d'eau avait deux grandes jarres suspendues
aux deux extrémités d'une pièce de bois
qui épousait la forme de ses épaules.

L'une des jarres avait un éclat,
et alors que l'autre jarre conservait parfaitement
toute son eau de source jusqu'à la maison du maître,
la jarre avec l'éclat perdait
presque la moitié de sa précieuse cargaison
en cours de route.
Cela dura deux ans pendant lesquels, chaque jour,
le porteur d'eau ne livrait
qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.
La jarre parfaite était fière d'elle puisqu'elle parvenait
à remplir sa fonction du début à la fin sans faille,
la jarre abîmée avait honte de son imperfection
et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait
à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.
Au bout de deux ans de ce qu'elle considérait
comme un échec permanent,
la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau
au moment où celui ci la remplissait à la source :
« Je me sens coupable et je te prie de m'excuser » 
«  Pourquoi ? » demanda le porteur d'eau « De quoi as-tu honte ? » 
«  Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau
à notre maître, pendant ces deux ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l'eau.
Tu fais tous ces efforts, et à la fin, tu ne livres à notre maître
que la moitié de l'eau,
tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts »
lui dit la jarre abîmée.

Le porteur d'eau fut touché par cette parole
et plein de compassion répondit : 
«  Pendant que nous retournons à la maison du maître,
je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin » .
Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin
le long de la colline, la vieille jarre vit
de magnifiques fleurs baignées de soleil
et cela lui mit du baume au cœur,
mais à la fin du parcours ,
elle se sentait toujours aussi mal car elle avait perdu la moitié de son eau.
Le porteur d'eau dit à la jarre : 
« Est ce que tu t'es rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs
que de ton côté et presque aucune du côté de la jarre parfaite,
j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin
et chaque jour tu les as arrosées pendant deux ans.
J'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs
qui ont décoré la table du maître,
sans toi je n'aurai pu trouver des fleurs
aussi fraîches et gracieuses ».

Extrait de kalaia.free.fr (patrick kuchard)



 

L'eau joue le penser fluide !
de l'eau tarie à la mole d'eau....


Un jour, mon ami, le poète, me demanda quel salaud,
de parler de l’eau en un mot ou en une phrase.
À mon grand désarroi, je répondis un peu ballot, qu’il me serait plus facile
de danser, de chanter ou de peindre l’eau mais que les mots offraient
un cadre bien trop étroit pour saisir toute la complexité
de cette étrange substance. Mais dès que mon ami eut tourné le dos,
je remis cependant le sujet sur le tapis. Engoncé dans mon propos,
j’avais en effet oublié que le jeu de mots même très pâlot
pouvait m’éviter de passer pour un idiot.
Le chimiste que je suis n’était-il pas en effet bien placé pour parler de la mole d’eau ? Mais si l’eau tarit, que deviendraient cette obsédante Moldau
et mon amie l’otarie si débordante de vie ? Quelle serait votre opinion,
si je vous parlais de l’eau pignon de la vie ?
Sans nul doute le poète clamerait dans un sanglot :
« Eau rage, Eau désespoir, Eau vieillesse ennemie !!! ».
Images fugaces de la vie et de la mort où l’eau gît sans espoir de renaître.
Mais bien à l’abri de l’orage dans mon logis, ne voici pas que sonne le téléphone
et que le premier mot qui sort de ma bouche est : « Ah l’eau ! ».
Oui, l’eau que l’on croyait morte reprend soudain vie pour s’échapper
aussitôt en riant vers d’autres camelots moins patauds.
Oui, la peau aime l’eau, mais quand les mots deviennent
des maux pour vous faire ce cadeau, mieux vaut tirer le rideau
pour ne plus ennuyer les badauds…

Marc Henry

 


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